Le 25 septembre 2026, la Direction générale des Finances publiques prélève le solde de l’impôt sur les revenus perçus en 2025.
Un seul débit intervient si la somme due ne dépasse pas 300 euros.
Au-delà de ce seuil, le paiement est réparti sur quatre échéances jusqu’au 28 décembre.
Aucune démarche n’est demandée au contribuable : l’opération est automatique et l’échéancier figure déjà sur l’avis d’imposition reçu cet été.

Ce que la DGFiP prélève le 25 septembre 2026
Le calendrier de septembre distingue deux échéances de paiement, les 15 et 20, et une date de débit, le 25. La différence conditionne ce que le contribuable a, ou n’a pas, à faire.
Une date de prélèvement, non une date limite de paiement
Le 25 septembre 2026 correspond à une date d’exécution du prélèvement automatique sur le compte bancaire connu de l’administration.
Les dates limites de paiement, elles, se situent en amont :
- le 15 septembre pour les contribuables réglant par un moyen non dématérialisé,
- le 20 septembre à minuit pour ceux qui payent depuis internet, un smartphone ou une tablette.
Dans ce dernier cas, l’ordre de paiement enregistré en ligne se traduit lui aussi par un débit à compter du 25 septembre.
La nature de la somme prélevée
Le montant débité s’appelle le solde de l’impôt sur le revenu.
Il représente la différence entre l’impôt définitivement dû au titre des revenus 2025 et l’ensemble des sommes déjà versées, à savoir le prélèvement à la source acquitté tout au long de l’année 2025 et l’avance de réductions et crédits d’impôt versée en janvier 2026.
La déclaration déposée au printemps 2026 a servi de base à ce calcul définitif.
À retenir — Le solde d’impôt et le prélèvement à la source sont deux flux distincts. Le premier est prélevé sur votre compte bancaire, le second est retenu sur votre salaire ou votre pension. Les deux coexistent en septembre 2026.
Pourquoi un solde reste dû malgré le prélèvement à la source
Depuis 2019, l’impôt est payé au fil de l’eau. Le taux appliqué chaque mois n’étant qu’une estimation, un écart apparaît fréquemment lors du calcul définitif.
Les trois causes principales d’un reste à payer
- Une progression de revenus non répercutée sur le taux : augmentation salariale, prime exceptionnelle, changement d’emploi ou reprise d’activité intervenus en 2025 sans modulation du taux en cours d’année.
- Des revenus sans tiers collecteur : loyers, bénéfices industriels et commerciaux en location meublée, bénéfices non commerciaux, pensions alimentaires. Aucun employeur ni caisse de retraite ne prélève l’impôt à leur place, et les acomptes versés couvrent rarement la totalité de la charge fiscale.
- Une avance de crédits d’impôt surévaluée : l’acompte de 60 % versé à la mi-janvier 2026 repose sur les dépenses de l’année antérieure. Une baisse des dépenses d’emploi à domicile ou de garde d’enfants en 2025 se traduit par une restitution partielle de cette avance.
Où lire le montant dû
L’avis d’impôt, mis à disposition entre la fin juillet et le début septembre 2026 dans l’espace Finances publiques sur impots.gouv.fr, affiche l’information en première page.
Le montant apparaît sous la mention d’une somme restant à payer, accompagné de l’échéancier détaillé et du compte bancaire retenu pour le prélèvement. En cas d’écart avec les règles générales rappelées ici, c’est l’avis qui fait foi.
À titre de comparaison, la situation inverse a concerné une population nombreuse.
Selon le ministère de l’Action et des Comptes publics, 12,6 millions de foyers fiscaux ont reçu un remboursement à compter du 24 juillet 2026, pour un montant moyen de 1 057 euros.
L’administration n’a en revanche communiqué aucune statistique sur le nombre de foyers présentant un solde débiteur cette année.
Montants et échéancier : la règle des 300 euros
Le traitement du solde dépend d’un seuil unique de 300 euros, dont la formulation officielle prête à confusion.
Le seuil et ses conséquences
La règle officielle vise un solde inférieur ou égal à 300 euros, et non strictement inférieur. Une somme de 300,00 euros donne donc lieu à un prélèvement unique. Dès 300,01 euros, l’étalement s’applique automatiquement.
| Situation | Nombre de prélèvements | Dates |
|---|---|---|
| Solde inférieur ou égal à 300 € | 1 | 25 septembre 2026 |
| Solde supérieur à 300 € (avis reçu à l’été 2026) | 4, d’égal montant | 25 septembre, 26 octobre, 25 novembre et 28 décembre 2026 |
| Solde supérieur à 300 € (avis édité en octobre 2026) | 2 | 25 novembre et 28 décembre 2026 |
Un étalement automatique et non négociable
Le fractionnement au-delà de 300 euros n’entraîne ni intérêt ni frais.
Un solde de 1 400 euros sera ainsi réparti en quatre débits de 350 euros entre septembre et décembre.
Le nombre d’échéances et leurs dates sont en contrepartie imposés. Aucune option ne permet de regrouper les prélèvements, de les décaler ou d’en modifier la répartition.
Point de vigilance — Plusieurs publications relayent des dates erronées pour les troisième et quatrième échéances, en évoquant un 26 novembre ou un 29 décembre. Les dates officielles publiées par impots.gouv.fr, service-public.gouv.fr et economie.gouv.fr sont le 25 novembre et le 28 décembre 2026.

Les autres échéances fiscales de septembre 2026
Sept échéances fiscales se succèdent en quinze jours, ce qui explique l’apparition de plusieurs débits sur un même relevé bancaire.
Le calendrier officiel du mois
| Date | Échéance | Contribuables concernés |
|---|---|---|
| 15 septembre | Neuvième prélèvement mensuel des impôts mensualisés (taxes foncières, taxe d’habitation sur résidence secondaire, IFI, CFE) | Mensualisés |
| 15 septembre | Neuvième acompte de prélèvement à la source | Indépendants, agriculteurs, bailleurs, bénéficiaires de pensions alimentaires |
| 15 septembre | Date limite de paiement de l’impôt sur le revenu et de l’IFI hors moyen dématérialisé | Contribuables non prélevés automatiquement |
| 19 septembre | Mise en ligne des avis de taxe foncière | Propriétaires mensualisés |
| 20 septembre | Date limite de paiement en ligne de l’impôt sur le revenu et de l’IFI | Paiement par internet, smartphone ou tablette |
| 25 septembre | Prélèvement du solde de l’impôt sur le revenu | Foyers présentant un reste à payer |
| 30 septembre | Date limite d’adhésion au prélèvement à l’échéance pour la taxe foncière | Propriétaires non mensualisés |
Deux ou trois débits DGFiP le même mois : une situation normale
Un travailleur indépendant ou un bailleur peut voir son compte débité le 15 au titre de son acompte contemporain sur les revenus 2026, puis le 25 au titre du solde portant sur les revenus 2025.
Un propriétaire mensualisé cumulera de son côté la mensualité du 15 sur ses impôts locaux et l’échéance du 25.
L’administration confirme cette superposition : en fin d’année 2026, un même foyer peut être prélevé à la fois pour le solde de l’impôt sur les revenus 2025 et pour son impôt sur les revenus 2026.
Chaque ligne se vérifie individuellement dans l’espace personnel avant toute contestation auprès de la banque.
Les vérifications à effectuer avant le 25 septembre
Deux contrôles suffisent à écarter les causes de rejet les plus courantes : un compte bancaire obsolète et une provision insuffisante.
Le compte bancaire enregistré
L’administration prélève sur le compte qu’elle connaît, non sur celui utilisé au quotidien.
Un changement de banque, la clôture d’un compte joint après une séparation ou une simple migration d’établissement suffisent à provoquer un rejet.
La rubrique dédiée à la mise à jour des coordonnées bancaires, accessible depuis l’espace Finances publiques, permet de corriger cette information.
La prise en compte n’est jamais immédiate, et les délais annoncés varient selon les pages consultées.
Effectuez donc la modification avant la fin du mois précédant l’échéance, soit avant le 30 septembre pour le prélèvement du 26 octobre.
Autre point à contrôler : la mise à jour du compte utilisé pour le prélèvement à la source ne modifie pas nécessairement celui rattaché aux contrats de mensualisation des impôts locaux.
La provision du compte
Le montant de chaque échéance figure sur l’avis, ce qui permet de le provisionner à l’avance.
Un solde de 1 400 euros suppose de disposer de 350 euros disponibles à chacune des quatre dates, en plus des autres prélèvements programmés à la même période.
Trésorerie insuffisante : les solutions à activer avant l’échéance
Se manifester auprès du comptable public avant l’échéance coûte moins cher que de subir le rejet.
La demande de délai de paiement
Cette démarche s’effectue directement depuis l’espace Finances publiques. Les délais annoncés par l’administration diffèrent d’une page à l’autre, car ils recouvrent deux démarches distinctes.
Service-public.gouv.fr indique que la demande doit intervenir au plus tard le dernier jour du mois précédant le prélèvement, soit avant le 31 août pour une échéance de septembre.
La foire aux questions d’impots.gouv.fr évoque de son côté une possibilité ouverte jusqu’au troisième mois suivant la date limite de paiement.
La première formulation vise un aménagement préventif de l’échéancier, la seconde un délai de grâce sollicité après coup. Une demande déposée avant le débit a davantage de chances d’aboutir qu’un rattrapage engagé après le rejet.
La remise gracieuse
Lorsque le paiement s’avère matériellement impossible, l’article L. 247 du livre des procédures fiscales autorise une demande de remise ou de modération.
Le comptable apprécie la situation personnelle du demandeur, qui doit documenter ses charges, ses ressources et son patrimoine.
Cette demande porte sur la capacité à payer, non sur le bien-fondé de l’impôt, lequel relève de la réclamation.

Prélèvement rejeté : majoration, frais et régularisation
Un rejet n’efface pas la dette. Il y ajoute deux coûts : une majoration fiscale et des frais bancaires.
La majoration de 10 %
L’échéance impayée fait l’objet d’une majoration de 10 % pour retard de paiement, en application de l’article 1730 du code général des impôts.
L’administration adresse un courrier invitant à régulariser la situation auprès du centre des Finances publiques par un autre moyen de paiement : virement, carte bancaire au guichet ou, à défaut, chèque.
Le télépaiement demeure indisponible jusqu’à la réception de la lettre de relance.
Les frais bancaires
Ces frais ne peuvent excéder le montant du prélèvement rejeté, dans la limite de 20 euros. De plus, la banque doit informer son client préalablement, sur le relevé de compte mensuel, et respecter un délai minimum de quatorze jours avant tout débit.
À éviter — Faire opposition auprès de sa banque sans avoir identifié l’origine du débit. L’opposition aboutit à la majoration de 10 % et aux frais de rejet, sans effacer la dette.
Montant contestable : correction en ligne et réclamation
Un solde inattendu vient parfois d’une case oubliée au printemps. Deux procédures permettent de le rectifier, et le choix entre elles dépend de la date.
Le service de correction en ligne
Ouvert du 29 juillet au 30 novembre 2026 inclus, il permet de rectifier la majeure partie des informations de la déclaration depuis l’espace Finances publiques.
Les revenus, les charges et les éléments servant au calcul des réductions et crédits d’impôt se modifient directement dans les cases concernées.
Quatre oublis reviennent plus souvent que les autres : emploi à domicile, frais de garde des jeunes enfants, dons aux associations et cotisations syndicales.
L’état civil, l’adresse et la situation de famille échappent à cet outil et passent par la messagerie sécurisée.
La réclamation contentieuse
Passée la fermeture du service de correction, la contestation prend la forme d’une réclamation fondée sur l’article L. 190 du livre des procédures fiscales. La réclamation ne suspend pas d’elle-même l’obligation de payer.
Le sursis de paiement prévu par l’article L. 277 du même livre doit être expressément sollicité, faute de quoi les prélèvements se poursuivent pendant l’instruction du dossier.
Nouveau taux de prélèvement à la source : une opération à ne pas confondre
Une seconde opération fiscale intervient en septembre, sans lien avec le solde : la mise à jour annuelle du taux de prélèvement à la source.
Un taux actualisé au 1er septembre
Le taux issu de la déclaration déposée au printemps 2026, calculé sur les revenus 2025, s’applique aux revenus courants depuis le 1er septembre 2026.
Sa transmission passe par la déclaration sociale nominative, ce qui explique un décalage pratique : selon le calendrier de traitement du collecteur, le nouveau taux apparaît sur le bulletin de septembre, d’octobre ou de novembre.
En l’absence de taux transmis, le collecteur applique le taux neutre, jamais un ancien taux périmé.
L’individualisation par défaut pour les couples
Depuis le 1er septembre 2025, les conjoints mariés ou pacsés se voient appliquer par défaut un taux individualisé, calculé sur leurs revenus personnels respectifs, sauf option expresse pour le maintien du taux du foyer. Le montant total dû par le foyer reste identique : seule la répartition entre les deux membres évolue.
Une différence de taux entre deux bulletins de paie ne traduit donc pas nécessairement une anomalie.
La distinction essentielle — Le nouveau taux modifie votre salaire net. Le solde d’impôt est débité de votre compte bancaire. Une baisse du net en septembre et un prélèvement le 25 du même mois relèvent de deux mécanismes indépendants.
Vigilance renforcée : faux courriers et tentatives d’hameçonnage
Un vol de données survenu à l’été 2026 modifie les conditions de vigilance pour cette échéance.
Un contexte propice aux escroqueries
La DGFiP a confirmé un vol de données consécutif à des accès illégitimes à son système d’information, intervenus en juin, juillet et août 2026. Le site impots.gouv.fr et les espaces personnels des usagers n’ont pas été compromis.
Les informations dérobées permettent en revanche de construire des messages frauduleux personnalisés, donc plus crédibles.
Début septembre 2026, plusieurs contribuables ont ainsi reçu de faux courriers papier imitant l’administration, comportant un QR code renvoyant vers un site contrefait.
Les réflexes de protection
- Ne jamais cliquer sur un lien reçu par courriel ou par SMS annonçant un remboursement ou réclamant une régularisation.
- Saisir soi-même l’adresse du site officiel dans le navigateur pour vérifier sa situation.
- Retenir un principe simple : l’administration ne conditionne jamais une opération à un paiement de frais ou à la validation d’une carte bancaire.
- Ne communiquer ni identifiants ni coordonnées bancaires à la suite d’une sollicitation non demandée, quel que soit le canal.
FAQ
Six questions reviennent régulièrement au sujet de cette échéance.
Le prélèvement du 25 septembre 2026 est-il obligatoire ?
Oui. Il correspond au recouvrement d’un impôt légalement dû. Son caractère automatique dispense de toute démarche ; il n’ouvre aucune faculté de refus.
Puis-je choisir de payer en une seule fois plutôt qu’en quatre ?
Non. L’étalement au-delà de 300 euros s’applique d’office et ne se modifie pas, dans un sens comme dans l’autre.
Le solde est-il retenu sur mon salaire ?
Non. Le solde est prélevé sur le compte bancaire communiqué à l’administration. Seul le prélèvement à la source des revenus 2026 apparaît sur le bulletin de paie.
J’ai reçu mon avis en octobre : suis-je prélevé le 25 septembre ?
Non. Les avis d’impôt édités en octobre 2026 donnent lieu à deux prélèvements uniquement, le 25 novembre et le 28 décembre.
Que se passe-t-il si le compte n’est pas approvisionné ?
Le rejet entraîne une majoration de 10 % au titre de l’article 1730 du code général des impôts, des frais bancaires plafonnés à 20 euros, puis un courrier de régularisation à traiter auprès du centre des Finances publiques.
Comment connaître le montant précis de chaque échéance ?
L’échéancier figure sur l’avis d’imposition, avec les dates, les montants et le compte bancaire utilisé. Il est consultable à tout moment dans l’espace Finances publiques.
Sources officielles
- Calendrier fiscal des particuliers, impots.gouv.fr
- Foire aux questions relative au solde d’impôt et aux difficultés de paiement, impots.gouv.fr
- Fiche pratique « Impôt sur le revenu : remboursement ou solde à payer, qui est concerné ? », economie.gouv.fr
- Actualité « Remboursement et paiement du solde de l’impôt 2026 : les dates à retenir », service-public.gouv.fr
- Communication de la DGFiP relative aux accès illégitimes à son système d’information, impots.gouv.fr


